Langue française du Québec et langue française de France.
Je vis en France depuis plus de 20 ans, j’ai donc bien écouté les différences majeures entre les accents des deux pays et en ai développé une passion. J’aime faire travailler les acteurs français en québécois et inversement les acteurs québécois en français. Évidemment, il n’y a pas qu’un seul accent québécois, tout comme il n’y a pas qu’un seul accent français. Mais il y a des phonèmes, des accents toniques, des positions de langue, de respiration, des positions du son dans la gorge, le nez, le bout de la langue…
Mon oreille est maintenant aguerrie à ces particularités et j’adore transmettre mon amour de mes deux pays à travers leur souffle, leur voix, leur manière de s’exprimer dans le monde.
Aline
Dans le film Aline de Valérie Lemercier, j’ai coaché Valérie afin que son accent soit compréhensible pour tous, pas seulement pour les québécois, mais pour tous les pays francophones. La volonté était aussi de ne pas mettre de sous-titres. Le plus important pour moi était qu’Aline ait un parfum d’accent québécois, surtout pas de caricature, ce qui aurait été vexant pour les québécois et non crédible pour le personnage d’Aline.
Au Québec, tout comme en France, il y a plusieurs accents selon les régions, Aline qui n’est pas Céline, mais qui en est bien proche, a donc son accent à elle qui nous laisse rêver au Québec. Pour Victoria Sio dans la chanson « Ordinaire » de Robert Charlebois, la même volonté, c’est-à-dire trouver Aline, sans chercher à copier ou faire une imitation de québécois, mais légèrement une impression qui reste en nous, avec l’utilisation de certains phonèmes qui donne ce goût du Québec !
Opéra Savon – Laurent Natrella
En 2002, pour la pièce Opéra Savon de Jean-Daniel Magnin au Théâtre du Vieux-Colombier, Geneviève a coaché en québécois Laurent Natrella anciennement pensionnaire de la Comédie Française.
Synopsis
Une « farce à thèse » en onze tableaux. Marsus, performer hostile à la société du spectacle, s’est jeté il y a vingt ans dans un broyeur à ordures après que sa femme, Mildy, l’ait quitté pour jouer dans le soap opera de Schulman. Tout le monde le croit mort, même Solange, la fille qu’il a eue avec Mildy. En réalité, il vit sous le nom de Pirole, gardien de son propre musée, celui qui conserve les « installations » de Marsus. Seul l’Indien culturel, artiste conceptuel venu du Canada, l’a reconnu et lui demande de l’initier dans l’art de la défaite. Marsus lui promet la main de sa fille s’il parvient à le venger.
Une très libre adaptation du Legs de Marivaux, à l’ère du multimédia, squattée par des réfugiés bulgares ayant un projet de tournage mondial, des spectateurs voulant se recycler dans le culturel, et une marque de soin antirides communiquant par satellite.
